Saviez-vous
que ?
La
réglementation de la naturopathie relève actuellement
des lois provinciales. Elle s'effectue par l'entremise d'un
conseil d'agrément qui oeuvre dans quatre provinces au
Canada. L'adoption des dispositions législatives régissant
la naturopathie remonte à 1925 en Ontario, à 1936
en Colombie-Britannique, à 1943 au Manitoba et à
1952 en Saskatchewan. Après avoir subi avec succès
les examens , les médecins naturopatiques pratiquant
dans les provinces en question doivent subir des examens provinciaux
afin de pouvoir exercer.
Les candidats
qui souhaitent passer les examens de; "Canadian Council
of Naturopathic Examiners"(CCNE) www.ccne.ca
une commission d'évaluation professionnelle, garant
de leur formation et de leur exercice, doivent appliquer
directement à CENQ pour les Naturopathes au Québec.
L'aspect légal
de la naturopathie en Amérique du Nord
En 1964,
The Royal Commission on Health Services publiait une étude
intitulée " Study of Chiropractors, Osteopaths
and Naturopaths in Canada ".
Cette commission était présidée par Donald
L. Mills.
À
la page 213, appendice 1, de son rapport, elle reconnaissait
l'existence officielle de la naturopathie au Canada, tant au
niveau fédéral que dans certaines provinces :
l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie
Britannique. Déjà à cette époque,
les commissaires estimaient à cinq cents le nombre des
naturopathes qualifiés au Canada.
C'est
par la loi intitulée " The Naturopathy Act "
, votée en 1952, que la province de l'Alberta reconnaissait
la naturopathie. La province de Saskatchewan a aussi légiféré
sur la naturopathie, d'abord en 1930, puis en 1945. Tout comme
l'Alberta et le Manitoba, elle confère et permet aux
naturopathes d'utiliser le titre de docteur. Au Manitoba, la
loi naturopathique, votée en 1946, régit la pratique
de la naturopathie. En Ontario, une loi intitulée " The
Drugless Practitionners Act ", 1935, chapitre 110,
amendée en 1952, reconnaît la pratique de la naturopathie.
De plus, dans son projet de loi intitulée " Regulated
Health Profession Act " (RHPA) qui vise à réformer
les services de santé, le gouvernement ontarien a voté
un amendement à la loi médicale qui réserve
à la profession médicale une série d'actes
particuliers mais dérèglementant un certain nombre
d'autres qui ne sont plus réservés exclusivement
aux médecins.
La Colombie-Britannique
a jugé bon d'inclure les services naturopathiques dans
son programme d'assurance-maladie. En Alberta, les services
naturopathiques sont couverts par la Croix Bleue sous les auspices
de l'Alberta Medical Health Care Plan. La majorité des
compagnies d'assurances en Amérique du Nord défraient
le coût des soins naturopathiques (y compris au Québec).
Les tribunaux acceptent le témoignage de naturopathes
à titre d'experts. Les frais naturopathiques
sont déductibles de l'impôt fédéral
sur le revenu, tout comme c'est le cas pour les frais médicaux
ou dentaires.
Depuis
1991, la majorité des provinces et états d'Amérique
du Nord qui reconnaissent la naturopathie a opté pour
une formule unique visant l'accréditation des naturopathes
qualifiés ; il s'agit de " Naturopathic Physicians
Licensing Examination " (NPLEX) et du "Canadian
Council of Naturopathic Examiners"(CCNE) qui relève
des organismes indépendant assurant l'évaluation
des naturopathes en accord avec les règlements en vigueur
dans chacune des régions concernées.
En 1993,
le département de développement des Ressources
Humaines-Canada publiait un fascicule dans la série Action-Carrière
sur les professions dans le secteur de la santé en promouvant
de façon évidente les carrières en thérapies
alternatives (doc. Y 119-09-93 F , pages 4,
9 à 12, 16, 21- 22, disponible à la Direction
Générale des Communications).
Aux États-Unis,
la naturopathie est légalisée dans les états
suivants :
Alaska, Arizona, Connecticut, Hawaï, Orégon,
Washington, Montana, Utah,
New Hampshire, Maine, Vermont et le sera prochainement
au Nouveau-Mexique .
Toutes
ces réalités et bien d'autres ajoutent à
la reconnaissance officielle de la naturopathie au Canada mais
qu'en est-il au Québec ?
L'Ontario,
par exemple, où l'on compte un seul regroupement de naturopathes
(
The Ontario Naturopathic Association ).
Chez
nous dans l'état actuel de la législation, seul
le médecin diplômé, membre de la Corporation,
est autorisé à établir un diagnostic de
maladie, à faire des ordonnances et à instaurer
un traitement. Les auxiliaires médicaux (infirmiers,
physiothérapeutes, diététiciennes, etc.)
sont soumis à ces ordonnances et ne peuvent pas traiter
de leur propre autorité. La situation diffère
cependant pour la chiropratique et l'acupuncture qui font l'objet
de législation précise.
Après
deux commissions parlementaires (celle de 1972 sur les Corporations
professionnelles et celle d'avril 1993 sur les Pratiques alternatives),
sans oublier l'étude de deux ans menée par l'Office
des professions du Québec sur les médecines douces
(qui concluait à l'innocuité de la naturopathie),
le gouvernement du Québec tarde toujours à légiférer
sur la pratique naturopathique à l'instar des autres
provinces canadiennes. Cette situation de tolérance a
donné naissance à une situation anarchique tant
au niveau de la formation que de la pratique même de cette
profession toujours en perpétuelle expansion depuis plus
de 30 ans.
Cependant,
malgré l'absence de législation, la naturopathie
n'est pas illégale. C'est simplement une profession non
encore légalement reconnue par l'Office des professions
du Québec comme c'est la situation pour les éducateurs
physiques, les biologistes, et pour bien d'autres disciplines
qui cependant ont une formation reconnue par le ministère
de l'Éducation ou celui de l'Enseignement supérieur
et de la Science, ce qui n'est pas encore le cas pour la naturopathie.
Au terme
de leurs études, les étudiants de notre école
pourront devenir membres soit de LA CORPORATION DES PRATICIENS
EN MÉDECINES DOUCES DU QUÉBEC , ou de le Syndicat
Professionnel des Naturopathes du Québec reconnu
par le "Canadian Council of Naturopathic Examiners"(CCNE)
tout , en attendant que le gouvernement du Québec règlemente
cette pratique.
Cependant,
une fois diplômé, le naturopathe devra tenir compte,
dans l'exercice de sa profession, d'une part, des règlements
prévus tant par son association que par les autorités
municipales ou gouvernementales et, d'autre part, des dispositions
de la loi médicale sur l'exercice illégal de la
médecine, en particulier
l'article
31 qui se lit comme suit :
" Constitue
l'exercice de la médecine tout acte qui a pour objet
de diagnostiquer ou de traiter toute déficience de la
santé d'un être humain. L'exercice de la médecine
comprend notamment la consultation médicale, la prescription
de médicaments ou de traitements, la radiothérapie,
la pratique des accouchements, l'établissement et le
contrôle d'un diagnostic, le traitement de maladies ou
d'affections ."
En parallèle
avec l'article 31, il faut lire l'article 43, qui stipule
que :
"Sous
réserve des droits et privilèges expressément
accordés par la loi à d'autres professionnels,
nul ne peut poser l'un des actes décrits à l'article
31 s'il n'est pas médecin".
Sur
le plan fiscal, tout a été prévu par le
ministère du Revenu. Praticien reconnu ou non, le vérificateur
ne s'en inquiète pas. Il suffit de déclarer sa
raison sociale, de payer sa taxe d'affaires et de produire une
déclaration d'impôts sur le revenu et de travailleur
autonome. Pour le client, les compagnies d'assurances offrent
des plans qui remboursent une partie des frais de consultations
et parfois pour les produits achetés. Cependant, il faut
que le naturopathe soit membre d'une association reconnue par
la compagnie d'assurance. Cette dernière peut réclamer
du praticien une assurance de responsabilité en cas de
faute professionnelle.
LE
QUÉBEC EST UNE SOCIÉTÉ DISTINTE!
Les
livres et les mémoires du professeur James Tapp, un des
pionniers de la médecine douce, nous démontrent
que les racines de la naturopathie en Amérique du Nord
proviennent du Québec.
Depuis
l'année 1542, les Québécois ont acquis
un héritage exceptionnel de l'application et de l'usage
thérapeutique des plantes médicinales et ce depuis
l'année 1542 à aujourd'hui.
Même
si le peuple des autres provinces du Canada aimeraient hériter
de notre culture et être eux les experts et que par leur
contact politiques Canadienne il ont décidé de
se reconnaître eux mêmes, les vrais pionniers de
la médecine douce proviennent du Québec.
« Un
jour une personne importante m'avait accordé une entrevue.
Et de choses à autres, j'ai fait venir sur l'à-propos
la situation des Herboristes de la Province de Québec.
J'ai demandé à ce Monsieur en question
pourquoi l'on faisait une persécution aussi déloyale
à des personnes qui faisaient tant de bien à l'humanité.
Je lui citais des milliers de cas qui avaient été
guéris par l'herboriste compétent, après
que la médecine moderne avait échoué.
Je lui citais aussi que cet homme rendait de grands services
à l'État. Et comme remerciement on le mettait
en prison ou on le persécutait sans relâche, sans
même chercher à s'enquérir de ses capacités.
Il me regarda tout à coup d'un air sympathique
et me dit; si un homme en dehors de la classe professionnelle
connaît autant et même plus que la majorité
de celle-ci, on devra l'anéantir afin de ne pas nuire
à la profession. Alors je lui ai dit :
nous sommes encore comme au temps d'Hérode, s'il s'apercevait
que l'un de ses sujets possédait des qualités
supérieures à lui-même, et qui plus tard
pouvait nuire, on le faisait enchaîner ».
Réf. :
« Les Merveilles de la Nature par les Plantes »
Huitième édition 1962, page 10-11, Prof. James
Tapp, Herboriste
« Et
pour vous renouveler la mémoire, je dois vous dire que
l'herboriste pratiquait la médecine en 1542. Un
décret du Roi Henri VIII les mettait à l'abri
des poursuites judiciaires, en autorisant certaines gens à
soigner avec des herbes médicinales. Et ce décret
du Roi Henri VIII (Statuts de Westminster page 326-C 6-8) conclut
ainsi : « Il est donc ordonné, établi
et décidé de par l'autorité du présent
parlement qu'en tout temps à partir de ce jour il sera
légal pour toute personne étant sujet du Roi et
ayant la connaissance des herbes, racines et « eaux »,
de traiter dans le royaume et les dominions ».
Les mêmes lois ont toujours existé, jusqu'à
ce qu'un certain groupe se soit permis de les violer ».
Réf. :
« Les Merveilles de la Nature par les Plantes »
Huitième édition 1962, page 12-13, Prof. James
Tapp, Herboriste
« En
l'an mil six cent vingt à l'arrivée des Blancs
au Canada, les Indiens enseignaient aux Blancs la manière
de conserver leur santé par les plantes naturelles, ce
qui a permis à ceux qui ont voulu en profiter d'avoir
des descendants sains et robustes ».
Réf. :
« Les Merveilles de la Nature par les Plantes »
Huitième édition 1962, page 588, Prof. James Tapp,
Herboriste
« Le
pauvre n'a pas l'avantage du riche parce qu'il est plus exposé
aux intempéries. C'est donc pour cette raison
que nous devons le protéger, non pas l'exploiter, tel
qu'on le fait dans bien des cas ».
Réf. :
« Les Merveilles de la Nature par les Plantes »
Huitième édition 1962, page 10, Prof. James Tapp,
Herboriste
Nous
aimerions faire honneur à certaines personnes que nous
considérons pionniers de la médecine douce au
Québec. Voici quelques grands noms qui ont contribués
à l'avancement des médecines douces dans notre
province.
P rof.
James Tapp, Dr Roland Albert, Dr Peter Veniez, Johanne Verdon,
Myriam Villiard, Daniel Bouffard, Jacques Beaugé Prévost,
ect...
Les personnes
ci-haut mentionnées sont ou étaient dirigeantes
d'organismes sérieux ou formateurs de collèges
sérieux au Québec.
Par exemple,
il y'a environs sept ans, la province de l'Ontario exigeait
pour être reconnu à titre de « NATUROPATHIC
DOCTOR » une formation d'une durée
de 1000 heures académiques fermes et cette formation
devait être suivit au Canadian Naturopathic College.
Le Canadian
Naturopathic College offrait dans cette formation de 1000 heures
académiques les sujets suivants: naturopathie 200 heures,
massothérapie 200 heures, acupuncture 200 heures,
homéopathie 200 heures, psychothérapie 200 heures.
Une foi
la formation de 1000 heures réussie, le Canadian Naturopathic
College attitrait les étudiants à titre de «‘NATUROPATHIC
DOCTOR ». Quel bel historique pour l'ONTARIO!
Au Québec,
pour être reconnu à titre de NATUROPATHE (N.D.)
ou NATUROPATHIC DOCTOR par les organismes les plus sérieuses
étant donné qu'il n'y a pas de réglementation,
celles-ci exigent un minimum de 5400 heures académiques.
De plus les écoles sérieuses doivent offrir
un programme minimal de 1000 heures académiques fermes
et plus pour chaque domaine de la médecine douce.
Naturopathie « plante, nutrition bilan santé,
anatomie/physiologie/pathologie » 1000 heures, massothérapie
1000 heures, acupuncture (légiféré) 1200
heures, homéopathie 1000 heures, psychothérapie
1000 heures.
Il est
évident par cet historique académique que les
thérapeutes Ontarien soit disant les NATUROPATHIC DOCTOR
sont beaucoup moins compétents ou connaissant que les
Québécois dans le domaine de la médecine
douce. Il est à noter qu'au Québec, la
majorité des thérapeutes ou des praticiens en
médecine douce détiennent un minimum de formation
d'environs 3000 heures et plus académiques.
Après
deux commissions parlementaires (celle de 1972 sur les Corporations
professionnelles et celle d'avril 1993 sur les Pratiques alternatives),
sans oublier l'étude de deux ans menée par l'Office
des professions du Québec sur les médecines douces
(qui concluait à l'innocuité de la naturopathie),
le gouvernement du Québec tarde toujours à légiférer
sur la pratique naturopathique à l'instar des autres
provinces canadiennes. Cette situation de tolérance a
donné naissance à une situation anarchique tant
au niveau de la formation que de la pratique même de cette
profession toujours en perpétuelle expansion depuis plus
de 30 ans.
Cependant,
malgré l'absence de législation, les médecines
douces sont pas illégale. C'est simplement des professions
non encore légalement reconnue par l'Office des professions
du Québec comme c'est la situation pour les éducateurs
physiques, les biologistes, et pour bien d'autres disciplines
qui cependant ont une formation reconnue par le ministère
de l'Éducation ou celui de l'Enseignement supérieur
et de la Science, ce qui n'est pas encore le cas pour la naturopathie,
la massothérapie, la osteopathie, la psychothérapie,
la kinésiologe, la homeopathie,
la orthothérapie,
ou la kinisithérapie.
Par
rapport à la loi médicale, le naturopathe est
en bonne position à condition
:
- de ne jamais faire de diagnostic de maladie, mais de se
contenter
d'établir un bilan de vitalité pour les personnes
asymptomatiques et
d'orienter les patients symptomatiques non munis d'un diagnostic
vers
des médecins allopathes avec lesquels il devrait
pouvoir collaborer.
- de ne jamais faire d'ordonnance médicalement parlant,
donc à
caractère symptomatique.
- de ne jamais interrompre un traitement médical
en cours, sans
l'autorisation écrite du médecin traitant.
- de se contenter d'établir soit un programme d'hygiène
préventive,
portant sur les déterminants de la santé ou
un programme de support
thérapeutique à vision globale.
En
un mot, d'enseigner un art de vivre en santé et d'aider
l'organisme à conserver son équilibre.
Les soins naturopathiques n'excluent en aucune façon
le suivi médical traditionnel. Le naturopathe doit travailler
de pair avec les autres professionnels de la santé afin
de développer chez l'individu le souci de la prise en
charge de soi par soi, l'implication personnelle étant
la clé maîtresse du recouvrement de la santé.
Les recommandations naturopathiques ne sont pas données
en vue de traiter une maladie mais bien pour assister l'organisme
dans sa reprise de vitalité.
Syndicat
Professionnel des Naturopathes du Québec (SPNQ)
Reconnu
par le;
Alternative
Medicine Examiners Council of Canada (AMECC)
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