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À
propos de l'évaluation du régime général
d'assurance-médicaments
Nous
avons eu l'occasion d'apprendre que la Commission des
affaires sociales a lancé un avis de consultation
générale afin de lui permettre d'entreprendre
une évaluation du régime général
d'assurance-médicaments.
Nous en appelons au sens aigu des responsabilités
de nos lecteurs afin qu'ils jouent leur rôle de
citoyens vigilants en apportant leur contribution sous
forme de mémoire déposé au secrétariat
de ladite Commission, au plus tard le 11 février
2000, en 25 exemplaires de format lettre, accompagnés
d'autant d'exemplaires du résumé du contenu.
Nous insistons ici sur votre participation étant
donné votre conscientisation relativement au scandale
de l'augmentation honteuse des coûts des médicaments
et à la volonté de l'État d'en faire
payer la note au citoyen, à raison d'une augmentation
de 100$ par famille, pour l'inscription obligatoire au
régime.
Il y a ici un choix de société à
faire. D'un côté, il y a l'industrie pharmaceutique
dont l'immoralité de type calcul et profit n'est
plus à démontrer. Voir à ce sujet
"Les firmes pharmaceutiques organisent l'apartheid sanitaire"
dans Le Monde Diplomatique (janvier 2000).
Quand il est question de coûts, soulignons la croissance
de la consommation de médicaments des 303 millions
d'habitants en Amérique du Nord qui est passée
de 78 milliards à 135 milliards de dollars, et
ce, en moins de sept ans ! Durant la même période,
l'Europe, avec 582 millions d'habitants, n'a connu qu'une
faible augmentation des coûts, soit de 65 à
85 milliards de dollars (Médecins sans frontières,
1999, Institut national d'études démographiques).
D'autre part, des millions de Canadiens ont opté
pour l'utilisation de produits naturels de santé
et Santé Canada a donné son aval pour encourager
l'utilisation de ceux-ci, suite aux recommandations du
Comité permanent de la santé à ce
sujet.
Dans le même ordre d'idées, l'Allemagne a
entrepris, depuis 20 ans déjà, des études
concluantes sur les bienfaits thérapeutiques des
PSN (produits de santé naturels), à un point
tel qu'ils constituent 27% des prescriptions faites par
les médecins de ce pays. Ceci peut expliquer en
partie pourquoi les coûts des médicaments
par citoyen y sont substantiellement moindres qu'ici.
Les choix sont clairs. À nous d'agir.
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