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Fiche
d'information aux médias – Étude Women's
Health Initiative
08
janvier 2004
TORONTO
-
Quand
l'étude Women's Health Initiative a-t-elle
eu lieu?
L'étude
a débuté à l'automne 1997 et devait
se terminer en 2005. Les chercheurs l'ont toutefois interrompue
à mi-parcours, le 31 mai 2002, car ils étaient
d'avis que les risques pour la santé des participantes
soumises à l'hormonothérapie substitutive
(HTS) combinée outrepassaient les avantages potentiels.
Pourquoi
l'étude a-t-elle été interrompue?
Les
chercheurs ont mis fin prématurément à
l'étude lorsqu'ils ont constaté que les
participantes sous HTS combinée présentaient
un risque de cancer du sein supérieur aux limites
acceptables établies avant de commencer le projet.
Ils ont également noté un risque accru de
maladies cardiovasculaires chez les participantes sous
HTS comparativement au groupe-témoin.
Quelles
sont les prochaines étapes?
Le
volet de l'étude Women's Health Initiative
(WHI) portant sur l'administration d'śstrogène
seul aux femmes hystérectomisées se poursuit.
Les résultats seront publiés au terme de
l'essai, qui prend fin en mars 2005.
L'étude
WHI a-t-elle révélé
autre chose depuis l'annonce des découvertes concernant
l'HTS?
On a observé que les femmes sous hormonothérapie
substitutive combinée ont plus souvent besoin
de biopsies de l'endomètre et de tests de suivi
pour des saignements vaginaux, et que leurs mammographies
présentent plus fréquemment des anomalies.
L'HTS combinée semble aussi augmenter le risque
de démence chez les femmes de plus de 65 ans.
Après trois années de traitement, on
n'a observé aucun avantage notable au niveau
de l'état de santé général,
de la vitalité, de la santé mentale,
des symptômes de dépression ou de la
satisfaction sexuelle des participantes. Les femmes
âgées de 40 à 54 ans qui présentaient
des symptômes de ménopause modérés
à graves au moment où elles ont commencé
à suivre l'HTS n'ont remarqué qu'une
légère amélioration de leurs
habitudes de sommeil.
La
Société canadienne du cancer est un organisme
bénévole national, à caractère
communautaire, dont la mission est l'éradication
du cancer et l'amélioration de la qualité
de vie des personnes touchées par le cancer. Pour
en savoir plus sur le cancer, visitez le www.cancer.ca
ou appelez notre Service d'information sur le cancer,
un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333.
La
Société canadienne du cancer rend publique
sa recommandation à propos de l'hormonothérapie
substitutive combinée
08
janvier 2004
TORONTO
-
En
raison de l'accroissement du risque de cancer, les femmes
devraient éviter de recourir à l'hormonothérapie
substitutive (HTS) combinée sauf pour traiter les
symptômes graves de la ménopause qu'aucun
autre traitement n'a pu soulager, annonce aujourd'hui
la Société canadienne du cancer.
« De
récentes études scientifiques indiquent
qu'à long terme, l'hormonothérapie substitutive
combinée accroît le risque de cancer du sein
chez les femmes de plus de 50 ans, de même que le
risque d'autres maladies telles que maladie du coeur,
accident vasculaire cérébral et embolie
pulmonaire », déclare Heather Logan,
directrice des politiques de lutte contre le cancer à
la Société canadienne du cancer. « Les
données actuelles démontrent que les risques
associés à l'HTS combinée outrepassent
les avantages potentiels du traitement. »
La
Société recommande aux femmes qui présentent
des symptômes ménopausiques aigus et qui
songent à suivre un traitement hormonal de substitution,
combinant śstrogène et progestatif, de consulter
d'abord leur médecin afin d'en soupeser les avantages
et inconvénients. Les éléments suivants
sont à prendre en considération pour chaque
patiente :
les antécédents personnels et familiaux
de cancer du sein et des ovaires, de maladies cardiovasculaires,
d'ostéoporose et de démence;
la gravité des symptômes de ménopause;
la durée de l'hormonothérapie substitutive.
La
Société a élaboré sa recommandation
à la suite d'un examen approfondi de la recherche
disponible. Bien que le risque accru de cancer du sein
pour les femmes sous hormonothérapie substitutive
combinée soit faible (moins d'un dixième
de un pourcent par année d'utilisation), il est
important que les femmes soient pleinement conscientes
de ce risque au moment de prendre une décision.
La recherche démontre que le risque de cancer du
sein n'augmente qu'après plus de quatre années
de traitement à l'HTS combinée; aucune hausse
notable du risque n'a été observée
chez les femmes traitées pendant moins de quatre
ans. Cependant, les chercheurs ont noté une légère
augmentation du nombre de clichés mammaires anormaux
chez les femmes sous HTS depuis plus d'un an.
« D'après
l'état actuel de la recherche, nous sommes d'avis
que si une femme – après avoir consulté
son médecin – opte pour une hormonothérapie
substitutive combinée, le traitement devrait être
de la plus courte durée possible, le temps de soulager
les symptômes pour lesquels l'HTS a été
prescrite », précise M me Logan.
M
me Logan ajoute que le risque accru de cancer du sein,
tout comme celui d'autres maladies, constitue une source
de préoccupation importante en matière de
santé publique. « Considérant
le nombre de femmes qui suivent une hormonothérapie
substitutive combinée, il s'agit d'un problème
non négligeable à l'échelle de l'ensemble
de la population. Nous nous inquiétons de l'augmentation
éventuelle des cas de cancer du sein. »
La
Société fonde sa nouvelle recommandation
sur les conclusions d'une vaste étude américaine,
conçue avec soin, appelée Women's Health
Initiative (WHI) et divisée en plusieurs
volets, dont un portant sur l'étude du traitement
combinant śstrogène et progestatif.
L'étude
sur l'hormonothérapie combinée a fait appel
à plus de 16 600 femmes ménopausées
de 50 à 79 ans ayant conservé leur utérus,
qui ont été soumises soit à une hormonothérapie
substitutive combinant śstrogène et progestatif,
soit à un traitement placebo. L'essai visait à
vérifier l'effet de cette forme d'HTS sur la prévention
des maladies cardiovasculaires et des fractures de la
hanche, de même qu'à identifier tout risque
associé de cancer du sein et du côlon. L'étude
a été interrompue après une durée
moyenne de 5,2 ans (la durée prévue était
de 8,5 ans) en raison de l'augmentation du risque de cancer
du sein envahissant et de la démonstration que
les risques liés au traitement étaient supérieurs
aux bénéfices.
L'étude
a permis de recenser, pour chaque groupe donné
de 10 000 femmes prenant une combinaison d'śstrogène et
de progestatif par rapport à 10 000 femmes ne suivant
pas le traitement (par année d'hormonothérapie
substitutive) :
8 cas de cancer du sein envahissant de plus (38 femmes
sous HTS contre 30 sans HTS);
7 cas de crise cardiaque de plus (37 contre 30);
8 cas d'AVC de plus (29 contre 21);
18 cas de caillots veineux de plus (34 contre 16),
dont 8 cas de caillots dans les poumons;
6 cas de cancer colorectal de moins (10 femmes sous
HTS contre 16 sans HTS);
5 cas de fractures de la hanche de moins (10 contre
15).
Si
on tient compte de tous les cas additionnels de cancer
du sein, de crise cardiaque, d'AVC et d'embolie pulmonaire,
et qu'on soustrait les cas évités de cancer
colorectal et de fracture de la hanche, on observe quand
même 30 occurrences supplémentaires de problèmes
de santé chez 10 000 femmes suivant un traitement
hormonal après 5,2 ans, durée de l'étude.
La
Société canadienne du cancer est un organisme
bénévole national, à caractère
communautaire, dont la mission est l'éradication
du cancer et l'amélioration de la qualité
de vie des personnes touchées par le cancer. Pour
en savoir plus sur le cancer, visitez le www.cancer.ca
ou appelez notre Service d'information sur le cancer,
un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333.
Renseignements
:
Diane
Lamontagne
Conseillère
en communications
Société
canadienne du cancer
(514)
255-5151, poste 264
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